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Une pompe à chaleur air-air pour 120 m² se choisit selon les pertes de chaleur de la maison. La surface seule ne suffit pas. Le bilan thermique fixe la puissance en kW, la configuration détermine la desserte des pièces, et le budget posé s’accompagne de coûts d’usage et d’entretien.
Quelle puissance pour une maison de 120 m² ?
La puissance d’une pompe à chaleur se calcule à partir des déperditions du logement, c’est-à-dire de la chaleur qu’il perd par grand froid. Le calcul part donc d’un relevé précis de la maison, puis il produit une estimation en kW. Cette estimation doit ensuite être comparée à ce que l’appareil fournit réellement en hiver.

Les données nécessaires au bilan thermique
Deux maisons de 120 m² peuvent perdre des quantités de chaleur très différentes : leur isolation, leur volume et leur climat varient. Le bilan relève donc la surface à chauffer réellement, la hauteur sous plafond, les murs, le toit, le plancher, les fenêtres, l’étanchéité à l’air et la ventilation. Il intègre aussi les températures souhaitées et les travaux d’isolation déjà prévus.
Le calcul de la charge thermique nominale suit la norme NF EN 12831-1. Celle-ci tient compte du climat, des températures de référence, des pertes à travers les parois et du renouvellement d’air. AIRKOSUN réalise ce bilan thermique avant de proposer une solution et un devis. En complément, le bilan énergétique du logement repère les pertes liées à l’isolation, au chauffage et à la ventilation.
Une estimation en kW, sans puissance universelle
La formule simplifiée P ≈ G × V × ΔT donne un ordre de grandeur des déperditions en watts. G est le coefficient global de déperdition, V le volume chauffé en m³, ΔT l’écart entre la température intérieure et la température extérieure de calcul. La puissance d’une pompe à chaleur pour 120 m² varie donc selon la qualité de l’isolation :
- Volume chauffé : 120 m² avec 2,50 m sous plafond représentent 300 m³.
- Écart de température : une consigne de 19 °C et un extérieur de calcul à −7 °C donnent 26 K.
- Coefficient G : il traduit l’isolation, de 0,5 W/m³·K pour une maison bien isolée à 1,1 W/m³·K pour une maison peu isolée.
Dans cette simulation, les résultats vont de 3,9 à 8,6 kW. Ils montrent l’effet de l’isolation et ne fixent pas la puissance nécessaire, qui demande un calcul détaillé.
| Coefficient G (W/m³·K) | Déperditions estimées (300 m³, 26 K) |
| 0,5 | 3,9 kW |
| 0,7 | 5,5 kW |
| 0,9 | 7,0 kW |
| 1,1 | 8,6 kW |
La vérification de la puissance disponible
Le dimensionnement se fait en trois étapes : calculer les déperditions, fixer la puissance requise à la température extérieure de base, puis vérifier ce que la PAC fournit réellement à cette température. La puissance annoncée à +7 °C ne suffit pas pour une région froide. Le bon réflexe ici : lire dans les données techniques la puissance et le COP à −7 °C.
Une PAC trop puissante enchaîne les cycles courts et son rendement baisse. À l’inverse, une PAC trop faible peut manquer de puissance par grand froid. Des travaux d’isolation importants réalisés après la pose réduisent aussi le besoin, au point de rendre l’appareil surdimensionné.
Quelle configuration pour chauffer toute la maison ?
Une pompe à chaleur air-air capte la chaleur de l’air extérieur et la diffuse dans la maison. Pour 120 m² répartis en plusieurs pièces, le mode de diffusion compte aussi, en plus de la puissance. Il conditionne le confort de chaque pièce ainsi que les travaux de pose.

Monosplit, multisplit et gainable
Un monosplit relie une unité extérieure à une seule unité intérieure. Il chauffe surtout la pièce où il souffle. Une PAC air-air multisplit relie une unité extérieure à plusieurs unités intérieures, et leur nombre, leur position et leur fonctionnement simultané doivent correspondre aux pièces à desservir.
Le gainable fonctionne autrement : une unité intérieure envoie l’air vers des bouches par un réseau de conduits. Ce système est à privilégier quand la maison offre des combles accessibles, un espace technique ou des faux plafonds. Ces volumes sont indispensables pour faire passer les gaines.
Une chaleur bien répartie entre les pièces
Une puissance totale suffisante ne garantit pas le confort de chaque pièce. Un split placé dans le séjour peut laisser les chambres fermées moins chauffées. La desserte de chaque zone de vie, par une unité ou par une bouche, mérite donc d’être prévue.
Le plan de diffusion précise les pièces desservies, ainsi que la puissance et l’emplacement des unités intérieures. Il décrit aussi le trajet de l’air vers les pièces éloignées ou situées à l’étage. Avec un gainable, une étude aéraulique et l’équilibrage des débits d’air déterminent si chaque pièce reçoit assez de chaleur.
Une pompe à chaleur réversible rafraîchit aussi en été, ce qui influence le choix des emplacements et de la régulation. En revanche, elle ne produit pas l’eau chaude sanitaire : celle-ci demande un équipement à part.
Les contraintes de pose à anticiper
Avant l’installation d’une pompe à chaleur, la visite technique d’AIRKOSUN examine les contraintes du logement. L’unité extérieure a besoin d’une bonne circulation d’air. Elle se place aussi en tenant compte des vibrations, du bruit, des chambres proches et du voisinage. Les unités intérieures, elles, ne doivent pas souffler directement sur les occupants.
Le dossier de pose décrit les liaisons frigorifiques et leurs dénivelés, les percements, l’évacuation des condensats et les travaux électriques. Toute intervention sur le circuit frigorifique revient à un professionnel titulaire d’une attestation de capacité, sauf exceptions prévues par la réglementation. C’est le cas pour l’installation de climatisation réversible : la mise en service contrôle les raccordements et inclut un tirage au vide si nécessaire.
Quel prix pour une PAC air-air posée ?
Le prix d’une pompe à chaleur air-air dépend surtout de la configuration choisie et des travaux de pose. La surface compte moins qu’on ne le pense. Comparer des devis demande donc de connaître les fourchettes habituelles, les postes qui font varier le total et les aides qui réduisent le reste à payer.

Les fourchettes de prix pour 120 m²
Ces ordres de grandeur s’entendent en TTC, pose comprise, et ne constituent pas des tarifs garantis. Pour une pompe à chaleur air-air gainable dans une maison de 120 m², la fourchette est plus haute, car le réseau de gaines peut alourdir les travaux.
- Toutes configurations : de 6 000 à 12 000 € TTC posée.
- Gainable : environ 8 000 à 14 000 € TTC posée, selon la configuration.
- Nombre de pièces : chaque pièce supplémentaire à desservir ajoute une unité intérieure ou une bouche.
- Disposition : des pièces éloignées ou à l’étage allongent les liaisons ou les gaines.
Le devis n’augmente donc pas en proportion de la surface. À surface égale, une maison très cloisonnée peut coûter plus cher à équiper qu’un plan ouvert.
Ce qui fait varier le devis
Un devis de pompe à chaleur additionne le matériel et la pose, et chaque partie a ses propres variables. La différence se joue sur ces postes :
- Configuration : monosplit, multisplit ou gainable changent le nombre d’unités ou la complexité du réseau de gaines.
- Matériel : puissance requise, performances par temps froid, niveau sonore et régulation.
- Accès : combles, façades et supports de l’unité extérieure.
- Raccordements : longueur des liaisons, évacuation des condensats et travaux électriques.
Un prix de pompe à chaleur affiché pour l’appareil seul ne se compare pas à un prix posé. Vérifiez que chaque devis couvre le même périmètre : nombre d’unités, liaisons, électricité, mise en service et entretien prévu.
Les aides et la TVA applicables
Installée seule, une PAC air-air n’ouvre pas droit à MaPrimeRénov’ dans le « parcours par geste ». Elle peut en revanche entrer dans une rénovation d’ampleur, aux conditions propres à ce parcours. Parmi les aides financières, les CEE passent par la fiche BAR-TH-129. Celle-ci vise les PAC air-air de 12 kW maximum. Elle exige aussi un SCOP d’au moins 3,9 et une entreprise qualifiée RGE.
Depuis juillet 2026, certaines PAC air-air réversibles fixes peuvent bénéficier d’une TVA à 5,5 %. Les conditions sont fixées par l’arrêté du 13 juillet 2026. L’équipement et la pose n’ont pas forcément le même taux : le BOFiP traite à part les travaux sur les locaux d’habitation.
Quels coûts d’usage et d’entretien prévoir ?
Après l’achat, le budget comprend l’électricité consommée et l’entretien. Les économies réelles dépendent du rendement de l’appareil, des conditions d’usage et de la qualité du suivi.
Consommation et rendement réels
Le COP mesure la chaleur fournie pour chaque kWh d’électricité, dans des conditions données. Un COP de 4 signifie environ 4 kWh de chaleur pour 1 kWh électrique, mais seulement au point de mesure, pas toute l’année.
En pratique, une PAC qui fournit à un instant donné 6 kW de chaleur avec un COP de 3 consomme environ 2 kW électriques. Ce chiffre décrit une puissance instantanée et ne permet pas de calculer une consommation annuelle. Pour cela, il faut s’appuyer sur des observations de terrain, comme cette étude de l’ADEME :
- Échantillon : 88 ménages passés de radiateurs électriques à une PAC air-air.
- Résultat moyen : électricité de chauffage divisée par deux.
- Médiane : de 45 à 24 kWh/m²/an.
Ces chiffres concernent l’échantillon étudié et ne prédisent pas les économies d’une maison en particulier.
Les limites de confort au quotidien
Le SCOP estime la performance sur toute une saison de chauffage. La consommation réelle varie pourtant selon la météo, l’isolation, la température demandée, les réglages et les habitudes des occupants.
Par grand froid, la puissance disponible et la performance baissent. Selon le logement et le dimensionnement, un chauffage d’appoint peut alors être nécessaire, comme évoqué pour la vérification à −7 °C.
Le souffle intérieur, le bruit des unités et les écarts de température entre pièces sont d’autres contraintes possibles. L’ADEME signale aussi qu’une humidité intérieure élevée peut, par temps froid, réduire le confort et augmenter la consommation. La ventilation mérite donc d’être vérifiée.
L’entretien réglementaire et courant
Pour une PAC air-air de 4 à 70 kW, le décret du 28 juillet 2020 impose un entretien par un professionnel au moins tous les deux ans. Le premier doit avoir lieu au plus tard deux ans après l’installation ou le remplacement. Une visite annuelle peut être conseillée par le fabricant ou prévue par contrat, sans relever de cette obligation. L’ADEME rappelle qu’un entretien régulier du chauffage peut réduire la consommation d’énergie.
L’entretien d’une pompe à chaleur comprend le nettoyage régulier des filtres et le contrôle des échangeurs, des condensats et des performances. L’étanchéité du circuit frigorifique se vérifie quand la réglementation l’exige. AIRKOSUN propose des contrats d’entretien adaptés au suivi régulier des équipements. Son service de maintenance et de dépannage contrôle le circuit frigorifique et les pressions, et nettoie les unités intérieures et extérieure.
